Le Graffiti : cet art urbain devenu populaire dans nos rues

Le Graffiti : cet art urbain devenu populaire dans nos rues

Des différentes formes d’art, existe celui qui de par sa particularité s’est rapidement imposé au fil des années comme un phénomène artistique. A quoi vous fait penser les mots dessins, inscriptions, peintures, murs ? Oubliez les galeries, il nous parle le langage de la rue. Eh oui ! Vous l’aurez deviné… Atileb’arts s’intéresse aujourd’hui au graffiti et vous en offre une petite introduction. Qu’est-ce que donc le graffiti ?

Bref historique

Mot d’origine italienne, le graffiti désigne des dessins gravés ou dessinés sur des murs, des monuments, ou encore des palissades, même si souvent apposés sur des biens publics ou privés. Apparues dans les années 79 après J.C, les graffitis étaient autrefois utilisés par les vikings d’Irlande et les Mayas d’Amérique du Sud convaincus de laisser des traces sous cette forme. Des fresques rupestres de la cité de Pompéi, en Italie, on a assisté à un véritable phénomène mondial qui sert même aujourd’hui de moyen par lequel peut être exprimé mécontentement et désarroi, pour enfin, par l’utilisation de nouvelles techniques, se développer un esprit d’esthétique propre à lui-même. La révolution du graffiti a eu lieu lors de l’avènement de la culture Hip-Hop, devenu l’un de ses meilleurs canaux de propagande. Aujourd’hui si la liaison entre le graffiti et la musique rap n’est plus à démontrer, il est évident que l’un comme l’autre sont sujet à controverse en terme de légitimité artistique. Car si les uns considèrent le graffiti comme une forme d’art à part entière, certains par contre y voient un acte de vandalisme, d’autant qu’il se fait sur des supports n’étant pas destinés à priori à cela. Pourtant les graffeurs ne démordent pas. Ils n’entendent surtout pas se limiter aux dites normes qu’on voudrait leur imposer. Ils investissent tous les types de supports tant que leur art prend forme, embellit et/ou passe un message. L’exemple de l’existence de toile grandeur nature, témoigne de ce que, cet art visuel, loin d’être banal est devenu une véritable expression de l’imagination et de la créativité.

Résultat de recherche d'images pour "graffiti"

 

Quelques vocabulaires liés au graffiti

Véritable forme d’art graphique, le graffiti a construit autour de lui, un jargon. Il existe plusieurs vocables sous lesquels sont désignés ceux qui s’adonnent à ce type d’activités. Communément appelés graffeurs en France, ils peuvent être aussi qualifiés de graffiti-artists, de graffiteurs ou de writers du côté anglais. Ils se servent de « blaze » ou de « tag » comme signature : de quoi reconnaitre les oeuvres de l’auteur ou des auteurs ; et dans ce cas on parle de collectif « crew ou squad ». « Bombes » à la main, ils prennent d’assaut murs, métros, camions, etc.

Pour étoffer notre vocabulaire autour du graffiti et du street-art en général, voici, un Abécédaire non exhaustif capable de nous aguerrir en la matière :

 

A

Aérosol : Bombe de peinture en spray. Système sous pression servant à assurer la dispersion d’un liquide.

All city :  avoir ses œuvres visibles dans toute une ville.

 

B

Back to Back : Quand une paroi est couverte avec des pièces peintes à la suite.

Battle : Compétition entre plusieurs graffeur ou crews.

Biter : Copier le style d’un autre artiste.

Blaze : Nom que l’artiste se donne, il est très souvent choisit pour l’harmonie des lettres entre elles.

Block Letters : Graff au lettrage compact.

Body Graff : Graffiti réalisée à même la peau.

Bombe/ bombonnes/ cans : Nom donné aux sprays aérosol utilisé pour le graffiti.

Bombing : Graffer des lettres avec une bombe/ un aérosol.

Bubble letters : Lettres peintes en forme de bulles.

 

C

Caps : C’est l’embout du spray.

Cellograff : Fabriquation de cloisons et de volumes éphémères, qui servent de support pour des interventions plastiques. C’est à Astro & Kanos que l’on doit ce concept novateur.

Craie au sol : L’art de dessiner à la craie.

Crew : C’est une communauté, un groupe de graffeur qui se réunit pour peindre ensemble.

Collages : Les collages des images imprimés sur du papier et collés sur les murs. Résistant difficilement aux intempéries, ils disparaissent très vite.

 

D

Drips : Effet de coulures de peinture.

 

E

Effet : Élément décoratif qui a pour but d’embellir les lettres.

 

F

Fade : Mélange de couleurs progressif pour dégrader une couleur.

Flop : Graff simple, sans remplissage.

Freestyle : Graff fait sans esquisse au préalable, improvisation.

Fresque : Dessin élaboré qui associt écriture, couleurs, personnages et paysages pour décrire une scène ou raconter une histoire sur un support de grande surface /Mur entier.

 

G

Graffiti : C’est un mot Italien. Dérivé du latin « grafium », qui signifie « éraflure ». Le graffiti est une inscription non autorisée et indésirable, représentant généralement un personnage et/ou une signature, en plein milieu de l’espace urbain. Le graffiti est réalisé comme signe de reconnaissance d’un individu ou d’un groupe, mais aussi comme une expérience artisitique ‘esthétique’. Par extension, on nomme « graffiti » une œuvre qui reprend les mêmes codes artistiques, même si elle est réalisée sur un autre support.

Graff 3D : Lettrage travaillé pour donner de la profondeur au lettrage.

Graffeur : Celui qui pratique le graffiti (Writer en anglais).

 

H

Hall of fame : Spot regroupant régulièrement des œuvres d’artistes plus renommés.

 

J

Jam : Événement légal organisé pour rassembler des graffeurs.

 

L

Lay-up : C’est l’endroit où les trains sont généralement garés

Lettrages : Il s’agit de lettres stylisées de grande taille, très colorées et dont la calligraphie est parfois si poussée qu’il est difficile d’en décrypter le sens. On peut en distinguer deux types : ceux accompagnés d’un personnage et ceux constitués uniquement de lettres.

Light : Effet de lumière appliqué sur un graff.

 

M

Marker : Feutre a embout large utilisé principalement pour le tag, il existe une multitude.

Mosaïques : La mosaïque est inspirée du pixel-art.

 

O

Old School : Un graff est dit old school quand son apparence ressemble aux graffs des années 80.

 

P

Punition : Taguer un endroit de manière répétitive.

Pochoirs : Le pochoir est un support réutilisable : une plaque de carton, de métal, de plastique découpée que l’on fixe sur la surface à peindre et dont on remplit de peinture les zones vides.

 

R

Reverse Graffiti/ ou clean tag : le reverse graffiti est une technique de création « propre » du graffiti, puisqu’il enlève la saleté des tunnels, murs, etc. On n’utilise ni peinture, ni encre.

S

Session : Faire une session signifie peindre en compagnie d’autres artistes

Spot : Lieux où sont réalisés des graffs ou tags.

Stickers : Étiquettes autocollantes de petite taille, généralement fixés sur les mobiliers urbains.

Street art : Catégorie regroupant tous les éléments artistiques créés dans la rue de manière officielle ou illégale. (break dance, rap, hip hop, théâtre, graffiti, flash mob, etc.).

 

T

Tag : Le tag est un pseudonyme calligraphié. En anglais, cela signifie « étiquette ». A la base, les tags étaient utilisés par les gangs de New York pour marquer leurs territoires

Toyer : Fait de recouvrir un tag. Action synonyme de provocation. Le mot « Toy » désigne aussi les graffeurs dits mauvais ou débutants, mais c’est plus souvent pour la qualité du travail que ce terme est utilisé.

 

V

Vandal : Graffiti illégal, lettrage peint rapidement dans un endroit non autorisé.

 

W

White cube : Galerie ou musée comme espaces d’exposition.

Whole-Car : Graff réalisé sur la totalité d’un wagon.

Whole-Trains : La totalité du train est recouvert de graffs.

Writers : Designe les praticiens de l’art graffiti.

 

Y

Yarn bombing : Aussi appelé urban knitting, c’est faire du graffiti avec des pièces tricotées.

 

Des différentes sortes de graffiti

C’est par l’observation de nouveaux styles que le graffiti a obtenu aujourd’hui beaucoup plus de crédibilité aux yeux du monde artistique. On assiste désormais à une diversité de cette forme d’art grâce aux techniques récemment utilisées. Pour en citer quelques unes, nous avons le tag, le flop ou throw up, le block-letters, le Wild-style, les pièces et fresques, le street-art auquel s’identifie souvent le graffiti car s’étant imposé dans un environnement urbain (qui rassemble les pochoirs, les interventions sur le mobilier urbain, le détournement publicitaire, les stickers, les affiches, les collages), les personnages et le sketch.

Résultat de recherche d'images pour "graffiti africains"

 

En définitive, il faut dire que le graffiti est devenu un mode d’expression artistique en expansion, qui parvient à se refaire une image de marque, en proposant des travaux qui attisent la curiosité et ayant une portée symbolique qui rassemble. C’est d’ailleurs là, la recette des graffeurs africains, qui sont entrain de rendre cet art très populaire dans les villes et dans les différentes régions du continent. Ils y associent une intention d’embellissement publique en choisissant des lieux ou murs totalement délabrés qu’ils réhabilitent en couleurs et en oeuvres ayant un sens ou une portée marquante pour les populations. Le graffiti (issu du street-art) est donc aujoud’hui, plus qu’un art de la rue, mais un art du peuple. C’est d’ailleurs ce qui justifie sa présence de plus en plus exponentielle en Afrique. Preuve d’un avenir radieux pour cet art ? Mais plus encore : quelle rentabilité pour les artistes qui s’y adonnent ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

To Top