Festival Effet Graff : Une 5ème édition achevée et réussie.

Festival Effet Graff : Une 5ème édition achevée et réussie.

Du 18 au 28 février s’est déroulée la cinquième édition du festival Effet Graff. Cotonou, Ouidah, Comè et Grand-Popo ont connu à coup de créativité, de pinceaux et de bombes, la touche de jeunes pétris de talents, décidés à « peindre l’histoire de nos héros » : thème d’ailleurs choisi pour cette édition.

Effet Graff 5, c’était du graffiti, mais plus encore des ateliers artistiques, de danse et de musique, des rencontres et des découvertes. Effet Graff 5, c’était une harmonieuse collaboration entre graffeurs locaux comme venus d’ailleurs, de photographes, d’animateurs et vidéastes, embarqués à bord d’un minibus et qui ont vécu 10 jours intenses de travail mais aussi de partage.

Et si l’on peut s’épater devant de magnifiques fresques murales qui sillonnent désormais les villes de Cotonou, de Ouidah, de Comè et de Grand-Popo ; il est tout aussi important de saluer ces artistes qui n’ont ménagé aucun effort, pour faire de ce festival une totale réussite : conséquence de plusieurs mois de préparation et de planification. Même s’il se conjugue désormais au passé, cette édition placée sous le signe de la célébration de figures emblématiques qui ont marqué l’histoire du Bénin spécifiquement et celle du monde plus généralement, a remarquablement laissé sa trace.

Pour le promoteur du festival, Laurenson DJIHOUESSI (Mr Stone), la jeunesse de ces villes ont désormais des modèles au travers desquels, ils peuvent s’identifier ou tout simplement s’inspirer et ceci pour longtemps car a-t-il déclaré lors de la soirée de restitution, le 28 février : « l’art a cette capacité de laisser des traces sur des générations ».

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Cotonou et son Irawo Wall

Il est d’une évidence qu’au sein de chacune de ces villes s’est apposée une fresque murale. Cotonou a été la première sur la liste. L’Irawo Wall est désormais vieux de quelques jours et célèbrent quatre jeunes Irawos dont les parcours respectifs sont des exemples pour la jeunesse. Rawdath Demba Diallo, Nabile Quenum, Noélie Yarigo et Kenneth Yannick, des demoiselles et damoiseaux qui font dorénavant la fierté du Bénin.

Ouidah, en mémoire de nos illustres disparus

La ville de Ouidah a été la deuxième ciblée et a connu son lot d’activités. Là, tout n’était pas question de graffiti. En effet, il y a eu plusieurs ateliers mise à part celles de dessin animé et de calligraphie qui ont connu l’inclusion des enfants du centre CIAMO. Il s’agit des ateliers de danse où l’on a vu les enfants bouger au rythme de musiques urbaines, des ateliers de photographie où filles et garçons se sont prêtés au jeu de chasseurs d’images, car faudrait-il le rappeler l’Association Sèna Street Art ( Assart ) ; organisatrice de ce festival est un regroupement de jeunes artistes engagés dans plusieurs domaines parmi lesquels la musique, la danse et la photographie.

La fresque murale réalisée à Ouidah rend hommage à trois remarquables disparus, la première femme gynécologue-obstétricienne du Bénin, Professeur Béatrice Ahyi Aguessy, en plus du roi de Kpassè fondateur de Ouidah, devenue l’une des belles villes historiques du pays et de Oscar Kidjo grand musicien et expert en arrangement d’œuvres phonographiques, d’ailleurs pionnier du centre CIAMO, lieu de déroulement des ateliers avec les enfants.

Les villes de Comè et Grand-Popo

Les deux dernières villes ont également bénéficié d’œuvres grandeur nature, et d’autres ateliers notamment artistiques, mais aussi des animations particulières avec une participation active de la population. A Grand-Popo était à l’honneur, le cinéma. La fresque murale de cette ville connait le visage de deux géants de l’écran, respectivement acteur et réalisateur internationalement reconnu. Il s’agit des très célèbres Djimon Hounsou et de Sylvestre Amoussou. Celle de Comè par contre, représente beaucoup plus une scène de vie, relative aux différentes activités qui s’y mènent, celles liées au commerce, la ville étant considéré comme un carrefour central. Femmes, ananas et jarres pourront désormais en témoigner. Deux centres ont été également le point d’ancrage de ces activités : Carrefour Jeunesse pour Comè et la Villa Karo pour Grand-Popo.

Et un dernier pour Cotonou !

On croirait la dernière pour Grand-Popo, mais peu avant la soirée de restitution du 28 février, les graffeurs se sont attelés au graff d’un nouveau mur, l’un du Centre (espace artistique de Cocotomey). Ce mur a été dédié aux amazones, rendant encore une fois hommage à celles dont la bravoure n’est plus à démontrer. Le moins qu’on puisse dire est que cette soirée a été riche en émotions. C’est en tout cas ce qu’a provoqué la projection d’images et de vidéos (même s’ils n’en font qu’un récapitulatif) de la tournée…

En définitive, Effet Graff 5, c’était une démonstration parfaite d’une solide jointure entre passion et travail. Le résultat n’est mieux visible qu’en images…

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